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La Création selon Valentine de Maillard

 

 Une femme tricote en fredonnant «en cloque». Elle attend… la naissance de son enfant. Mais lorsque celui-ci arrive dans sa vie, elle ne se sent pas prête à partager ses petits bonheurs. Elle s’est toujours sentie seule et face à cette nouvelle venue, elle est souvent maladroite. Désemparée, elle l’appellera « Petit Homme ». Il grandit isolé pendant que sa mère se décarcasse pour se faire plaisir.

 

Un jour, face à son inattention, il décide de partir. Guidé par une larme qu’il avait regardé s’envoler lors de ses longues contemplations à la fenêtre de sa chambre, il atteint un village tranquille mais les habitants le rejettent. Il construit alors ce qu’il croit être son bonheur en détruisant ce qui l’entoure ; lui aussi seul et dans la démesure, comme sa mère. Prendra-t-il conscience de ses actes pour faire machine arrière ? Et cela sera-t-il encore possible ?

 

 

C'est d'abord une forme courte qui est née de différents ateliers, une création d’environ 20 minutes, jouée sur un écran où des fenêtres ouvertes permettent de matérialiser différents espaces. Cette création intitulée J’ai Faim!  traite des thème de la démesure, de la destruction et d’une difficile reconstruction, à travers un homme possessif.  Puis, j'ai voulu créer un passé à cet homme qui apparaît une fois adulte comme un ogre gourmand et égoïste. Mais pourquoi est-il ainsi ? Qu’a-t-il eu comme «modèle» ? Comment a-t-il évolué pour se construire dans la destruction ? C’est ce qui a donné naissance à une version longue de J’ai Faim!. D'une durée d'environ 50 minutes, elle est jouée sur deux écrans percés de fenêtres, un pour l’enfance de Petit Homme et un autre pour son installation, là ou il fuit et détruit tout pour son confort. D’autres thèmes sont alors traités: la solitude, la possible reproduction de ce que l’on découvre et connaît dans l’enfance, et l’importance des rencontres et des événements de la vie; ces thèmes qui me sont chers car ils sont au cœur de l’humain et de la société.